Turn a new leaf.
Vous êtes chef du service Administration et Valorisation du Patrimoine de l’AP-HP. De quel patrimoine parle-t-on au juste ?

L’AP-HP est propriétaire d’un patrimoine mixte domaine public hospitalier / domaine privé. Le domaine public hospitalier est destiné aux activités de soin, de recherche et d’enseignement et le domaine privé est constitué en grande partie des immeubles de logement pour le personnel. L’inventaire au 31 décembre 2014 indique que l’AP-HP est propriétaire d’environ 10 millions de m2 de foncier répartis sur 24 départements et 103 communes. Le domaine public hospitalier représente approximativement 40% de ce total, soit 4 millions de m2, et le domaine privé quelque 6 millions.

Quelles sont les principales missions de votre service ?

Nous mettons en œuvre la stratégie de cession décidée par la direction générale et le conseil de surveillance via 12 personnes réparties en 2 secteurs : celui des mouvements patrimoniaux, qui gère les cessions, acquisitions, et les mises à disposition du domaine public, et le secteur patrimoine foncier et immobilier, conservateur en quelque sorte des hypothèques de l’AP-HP, qui gère la propriété, les titres et le cadastre et suit l’évolution des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) et des différents règlements d’urbanisme.

Comment résumer la stratégie immobilière de l’AP-HP ?

L’objectif est de valoriser et de céder le foncier et les bâtiments non directement utiles aux missions de soin et de recherche de l’AP-HP, totalement ou partiellement désaffectés. Cette stratégie est un levier important de la mise aux normes et de la restructuration de l’offre de soins, ainsi que de l’entretien des bâtiments de logement du personnel.

Comment valorisez-vous au mieux cet important patrimoine ?

Le patrimoine constitué de terrains constructibles ou sites hospitaliers désaffectés fait l’objet d’un important travail d’études urbaines, de faisabilité et d’éventuelles modifications du PLU avant mise sur le marché sous forme de consultation publique. Valoriser au mieux signifie, pour la vente d’un appartement, identifier l’acquéreur qui fera la meilleure offre. Pour les biens plus complexes, nous analysons le prix, mais aussi les conditions d’acquisition. Entre une offre financièrement très intéressante, mais présentant des conditions suspensives à répétition et une offre au prix dont on sait que l’unique condition suspensive sera facilement levée, le choix est évident. Notre principe est d’aller au mieux financièrement et techniquement.

« Notre principe est d’aller au mieux financièrement et techniquement. »

Préconisez-vous une solution de vente plutôt qu’une autre ?

La règle est de mettre en concurrence. Nous externalisons la recherche d’acquéreurs des biens du domaine privé à des prestataires spécialisés et je ne rencontre l’acquéreur qu’au moment de la signature de la promesse de vente. L’intermédiation réalisée par les agences fait que nous ne sommes jamais en relation directe avec les acquéreurs. Les autres biens nécessitent un important travail de valorisation via des études de faisabilité et des modifications du PLU en coordination étroite avec les élus qui ont le dernier mot en matière de modification de règlement d’urbanisme. S’il n’y a pas préemption par la collectivité publique, il faut aller sur une consultation publique et éviter au maximum de s’enfermer dans une négociation de gré à gré.

Quel regard portez-vous sur la collaboration avec MeilleursAgents Patrimoine ?

Nous avons découvert MeilleursAgents il y a plusieurs années grâce à l’Institut Pasteur qui nous en a fait une présentation positive. Nous avons été séduits par le concept consistant à déléguer la mise en concurrence d’agences locales officiant à proximité immédiate du bien à vendre. Concrètement, MeilleursAgents Patrimoine nous propose à chaque vente un panel de six agences parmi lesquelles nous en retenons deux qui vont travailler en binôme. Cela nous soulage de la recherche de l’acquéreur qui est lourde, compliquée et chronophage. Le mode opératoire proposé est efficace et permet d’atteindre nos objectifs dans une collaboration transparente de bout en bout.

Assistance Publique – Hôpitaux de Paris

Créée en 1849, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, constituée du CHU de l’Île-de-France, est l’héritière d’une longue histoire hospitalière parisienne entamée dès le IXe siècle avec le tout premier Hôtel-Dieu.

Mondialement reconnue, l’AP-HP compte 12 Groupes Hospitaliers réunissant 39 hôpitaux à Paris et en Île-de-France et 4 sites excentrés.

Elle comprend un millier de bâtiments d’une surface totale d’environ 3 400 000 m² SDPC*.
Service public de santé pour tous 24 h sur 24 et 1er employeur d’Île-de-France avec 95 000 collaborateurs (médecins, chercheurs, soignants, paramédicaux, administratifs…), l’AP-HP gère chaque année quelque 7 millions de patients (consultation, urgences, hospitalisation programmée et à domicile).

L’enseignement et la recherche font partie de ses missions. Plus de 3 000 projets de recherche, tous promoteurs confondus, sont actuellement en cours et plus de 900 projets de recherche sont directement conduits par l’AP-HP, qui en assure la promotion et la gestion.

L’AP-HP – dont nombre de médecins sont membres d’universités et d’organismes de recherche, parmi lesquels l’INSERM – travaille en lien étroit avec 7 universités parisiennes.

* Surface de Plancher des Constructionslogo_ap-hp

www.aphp.fr

Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
27 Rue Chaligny
75012 Paris